The French local press “La Nouvelle Republique” wrote about Levin Wines

Levin Wines, l’esprit d’une cave “New World”
 

Le rêve concrétisé d’un restaurateur londonien et de son épouse australienne venus produire du sauvignon en vallée du Cher. Ils vendangent cette semaine.

En jetant son dévolu sur ce petit vignoble des coteaux de Bourré, David Levin savait qu’il y élèverait un excellent sauvignon. Le sens des affaires, peut-être, dans tous les cas le pari d’un amoureux du bon vin. Aujourd’hui David et Lynne, son épouse australienne, peuvent s’enorgueillir de participer à la renommée des coteaux du Cher bien au-delà des frontières.

Restaurateur londonien, David souhaitait apporter à sa clientèle et à son réseau l’atout incontournable d’une bonne table : le vin. Mieux encore pour un Britannique, le sauvignon. « Dans les premières années il faisait vinifier à la coopérative, » explique Clémentine, chargée de la commercialisation et de la communication. « Il a ensuite acheté une cave, murs et outils, en pièces détachées qu’il a fait venir d’Australie. Depuis 2003, le vin est produit ici, et en bio depuis l’an dernier. »
Seize hectares en AOC Touraine répartis sur Bourré, Oisly et Chouzy, à 80 % en cépage sauvignon, produisent 130.000 bouteilles destinées essentiellement à l’exportation, l’Angleterre, l’Australie, mais aussi la Chine et les pays nordiques.
Cette commercialisation orientée sur le nouveau monde, cible un vin obtenu avec des méthodes de vinification adaptées, travaillées en vin de pays. « Cela nous a permis d’élaborer un nom de marque, Levin Wines. Nous nous efforçons de produire un sauvignon très expressif, aux arômes forts avec un bon taux de sucre résiduel », explique Benjamin Delobel, régisseur du domaine. « En assemblant ces différents terroirs de Bourré, Oisly et de Chouzy nous obtenons ce sauvignon exotique et frais correspondant à la demande. »
Les vendanges manuelles et à la machine ont débuté la semaine dernière sur le domaine. Le gel et un mauvais printemps ont retardé la végétation comme partout dans le vignoble, et les précipitations sont venues contrarier la floraison. « Nous avons perdu 20 % de notre potentiel sur Bourré, c’est un handicap certain, mais dans ces marchés de niche, nous ne recherchons pas le rendement. Quarante-cinq hectolitres l’hectare nous satisfont », poursuit Benjamin. Ces aléas climatiques ne retarderont pas le projet d’un agrandissement de la cave. Une salle de réception permettant d’accueillir la clientèle invitée à découvrir la région sur deux ou trois jours.